Informations - renseignements

Dojo Zen de La Ciotat
CENTRE BOUDDHISTE
658 avenue Emile Ripert
13600 LA CIOTAT
FRANCE

Pour tout renseignement, contacter Guy par messagerie électronique à : dragondudharma@free.fr

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LE CHEMIN SANS CHEMIN

Les oiseaux ne suivent aucune piste, ne laissent aucune trace. Pourtant, ils savent où ils vont...

Le dojo zen de La Ciotat (centre bouddhiste) est positionné au bord de la Méditerranée, non loin du massif sacré de la Sainte-Baume, dans le triangle Aix-Marseille-Toulon.

Il est à proximité immédiate des villes de Ceyreste, Aubagne, Roquevaire, Bandol, Saint-Cyr les Lecques, Cassis...

Le dojo participe à un renouveau du Zen.

CENTRE BOUDDHISTE DE LA CIOTAT - LA SAINTE BAUME - ECOLE DE MEDITATION DE PLEINE CONSCIENCE
E C O L E D E M E D I T A T I O N

DECOUVERTE DE LA MEDITATION

L'amour ne périt jamais.

L'amour ne périt jamais.
CENTRE BOUDDHISTE DE LA CIOTAT - LA SAINTE BAUME - ECOLE DE MEDITATION DE PLEINE CONSCIENCE
COURS DE MEDITATION POUR DEBUTANTS
LE LUNDI SOIR A 19H25 (au dojo)
LE VENDREDII SOIR A 19H25 (dans la Nature, prévoir un pique-nique)
chacun est bienvenu - merci d'être ponctuel

A PARTICIPATION DE SEPTEMBRE, LA PARTICIPATION AUX FRAIS EST DE 20 EUROS PAR MOIS

Renseignements : dragondudharma@free.fr

DECOUVERTE DE LA MEDITATION

Nous vous proposons de découvrir la méditation (assise silencieuse) le LUNDI 19H25 au dojo de LA CIOTAT, ainsi que le VENDREDI à 19H25 précises (méditation dans la Nature selon le cas, prévoir un pique-nique).

Ceux qui le souhaitent pourront rester après la méditation du lundi, pour se familiariser avec des pratiques d'harmonisation énergétique.

Pour les journées zazen dans la nature (retraites d'un ou deux jours, généralement en forêt de la Sainte-Baume) le programme sera affiché au dojo, ou bien accessible sur demande par messagerie électronique : dragondudharma@free.fr.

Nous vous tiendrons informé(e)s des dates prévues.

Accueil - Enseignement et pratique du Zen

Le présent site constitue à l'origine un lien convivial, fait d'émotions, de tendresse et d'humour, entre des personnes en affinité d'âme et de sensibilité, partageant une pratique très ancienne mais toujours actuelle.

Une pratique de (ré)création de sa vie.

Vous y êtes très bienvenu(e) si vous êtes intéressé(e) par une approche un peu différente du Zen, jaillie spontanément sur les berges de la Méditerranée, avec souplesse, naturel et ouverture du coeur.



Pour une découverte de la méditation, vous pouvez prendre contact avec l'un des moines chargés des enseignements le LUNDI SOIR A 19H25.



Le Dojo ZEN de La Ciotat est établi au CENTRE BOUDDHISTE DE LA CIOTAT qui accueille également la pratique du Bouddhisme Tibétain et des cours de Yoga.



Les enseignements Tibétains sont donnés par le vénérable Mogchok Rimpoché.



Les Cours de Yoga sont dispensés par Yvanna, professeur de Yoga diplômé.



Dans un esprit d'ouverture et d'échanges permanents, toutes les pratiques sincères sont les bienvenues au Centre Bouddhiste de La Ciotat.





Lorsque l'esprit ne repose sur rien, le véritable esprit apparaît...


REVIVRE LA MAGIE D'EXISTER...

Le dojo Zen de La Ciotat vous accueille dans un cadre reposant baigné de verdure.

La pratique proposée, convenant à chacun, ouvre à un véritable apaisement et à une redécouverte de soi.

Ainsi ressourcé, on peut aborder le quotidien avec une énergie et une sérénité nouvelles.

UNE SOURCE DE CALME DANS L'AGITATION DU MONDE...

Le zen permet d'être totalement présent à l'instant.

Il s'agit d'une expérience profonde, à travers le corps.

C'est "devenir intime avec soi-même".

Notre mental est pacifié.

On se situe dans l'accueil de la vie.

Notre relation avec les autres devient plus facile.

La vie devient simple et joyeuse.

C'est la forme adulte de notre vie, le chemin de la vraie liberté, du bonheur véritable.



L'enseignement est donné par Ho Ryu, Moine Zen de la lignée Soto de Taisen Deshimaru Roshi

L'enseignement est donné par Ho Ryu, Moine Zen de la lignée Soto de Taisen Deshimaru Roshi
Guy Ho Ryu, pratiquant le zen depuis 1988, ordonné en 1995 au Temple Zen de la Gendronnière par Roland Yuno Rech, ici à l'Université Bouddhiste de Saïgon

Jouis de l'instant présent !

Notre vie est éphémère,
Pareille au reflet de la lune
Dans la goutte d'eau
Tombant du bec d'un héron.

AVERTISSEMENT - DECOUVERTE DU ZEN

Ce site est celui du Centre Bouddhiste de La Ciotat-la Sainte Baume.







Ce lieu héberge principalement la pratique de la méditation zen, des enseignements bouddhiste et accueille d'autres activités de même esprit visant à l'ouverture des consciences (yoga, par exemple, avec un professeur diplômé).







Les enseignements du Bouddhisme Tibétain sont donnée par le vénérable lama Mogchok Rimpoché.







Mogchok Rimpoché est resté dans les prisons chinoises de 2 ans à 20 ans.


Son père était général de l'armée tibétaine et faisait partie de l'escorte du Dalaï Lama lors de son exil historique vers les Indes. Sa mère (l'épouse du général) a immédiatement été emprisonnée et est rapidement morte en prison, laissant seul son enfant dans les geôles. Ayant subi maintes tortures dont il ne parle jamais, il s'est finalement évadé à l'âge de vingt ans et a rejoint la communauté Tibétaine en exil. Il a repris ses études à Dharamsalla, et enseigne maintenant le Bouddhisme Tibétain en France.







Il dispense des enseignements au Centre bouddhiste de La Ciotat, où il est bienvenu.







Concernant la pratique de la méditation zen (zazen), il convient d'indiquer que celle-ci se situe librement et délibérément en dehors de toute obédience (Soto ou Rinzaï).







En effet, le zen est un bon outil.







Mais le "décorum" qui l'entoure encore en Occident peut rebuter nombre de personnes, que cette pratique pourrait aider mais qui ne sont pas japonais de culture et peuvent même se dire "effrayées" par les rites de la Tradition.







Il en est aussi (même parmi les moines confirmés) qui peuvent intimement et profondément vouloir vivre la merveilleuse pratique du zazen, sans pour autant souhaiter psalmodier interminablement le "shobogenzo" en Chinois ancien, ou se questionnent sur le sens de se raser le crâne, sur une sur-accumulation subite de règles à géométrie variable, ou autres incohérences...







Pour leur permettre de découvrir malgré tout le zen, en dehors de structures qui ont leur raison d'être mais qui, se risquant quelquefois à privilégier le Formalisme au détriment de l'Essence, peuvent ne pas convenir à tout le monde, nous mettons à la disposition des personnes intéressées, une école de méditation.







Le vêtement "stratifié" du moine zen atteste incontournablement de l'extrême ADAPTABILITE du zen.



Nous souhaitons actualiser cette souplesse.







Cet espace de découverte se situe donc dans l'accueil d'une Essence éternellement libre.







Il est comme le vent insaisissable et celà pourra bien évidemment gêner ou choquer certains qui ont le besoin d'une certaine orthodoxie, de règles sécurisantes, de rituels ou de se reconnaître dans des dogmes.







Mais cet espace EST.







Il n'y a aucun besoin d'opposer les saisons.







Il n'y a dans notre Lieu de pratique AUCUNE OBLIGATION.







Chacun peut y venir librement, découvrir la pratique de la méditation zen dans sa substance épurée, puis continuer la pratique au sein de structures établies (AZI, ABZE...) ou simplement passer, choisir de pratiquer seul dans sa vie quotidienne pour se "recentrer" une fois les bases bien acquises, venir tous les lundi au Dojo pour approfondir sa pratique en groupe, ou bien participer de temps en temps à nos journées "zen-nature" à la Sainte-Baume au cours desquelles nous méditons et promenons au coeur de la Nature dans une ambiance amicale.



Chacun y est libre de ses conduites alimentaires, de ses comportements intimes et de tous ses choix.







Il n'y a aucun dogme.







Aucun Maître.







Seulement des amis.







Nous sommes de plus très sensibles à l'idée que, quel que soit le véhicule emprunté, chaque religion, chaque philosophie même originale, chaque sensibilité même novatrice sont hautement respectables et qu'il faudra bien qu'un moment soit où ce qui nous rassemble sera plus fort que ce qui nous sépare, un moment où chacun sur Terre réalisera que tous ces doigts de couleurs différentes pointent le même Soleil.







Il n'y a donc pas "d'uniforme" en "prêt à penser". Chacun est le bienvenu avec ses différences, ses richesses.







Notre Centre "Bouddhiste" est ainsi largement ouvert à toutes les Traditions et à toutes les sensibilités Chrétiennes, soufies, définitivement athées ou autres.







Le seul mot de passe incontournable est : sincérité.







Ce Lieu de partage se veut aussi très humblement un LIEU D'ECOUTE où toute personne en difficulté ponctuelle peut venir et repartir librement sans aucune contrainte ni aucune contrepartie, pour rechercher un recentrage ou simplement essayer de comprendre ce qui est cause de souffrance dans sa vie.







Mais de même qu'il n'est aucune ombre sans lumière, il n'est aucune souffrance sans potentiel de joie.











LOCATION DE LA SALLE

La salle située au fond du parc est parfois prêtée pour d'autres activités (conférences, présentations, yoga, formation aux soins esséniens ou lecture d'auras, pratiques diverses, méditations, stages, etc.).



Cette mise à disposition est absolument gratuite.



Toutefois, un chèque de caution peut être requis lors de la réservation.



Il sera restitué au formateur le matin du stage dès que celui-ci se présentera sur le lieu de f
ormation.


Cette précaution a été mise en place l'expérience aidant, afin de se préserver de comportements "cavaliers" constatés par le passé, des formateurs ayant pu prendre appui sur la gratuité de la salle pour changer le lieu de leur activité au dernier moment et sans avis préalable, ce qui n'est pas respectueux et ne se produit pas ou moins sur des lieux payants.



Afin de garantir le respect des propriétaires, des stagiaires et des autres utilisateurs, le "chèque de caution" a donc été institué.



Le rangement de la salle et la propreté des lieux sont naturellement à la charge des utilisateurs.

Enseignements permanents (kusen)

Nous sommes, à notre insu, déterminés par des structures mentales, à telle enseigne que nous ne pouvons même plus percevoir cette rigidité, ces principes, ces constructions qui ne nous appartiennent pas, que nous avons héritées. Nous pouvons nous y identifier jusqu'à ne plus être vivants, à l'écoute, dans l'accueil et il faut bien souvent un "choc de la vie" pour nous libérer de nous-même, pour ouvrir notre coeur et laisser de nouveau le vent circuler dans notre âme. Bien souvent, il faut l'humilité de le reconnaître, même la pratique du zen ne suffit pas à remettre en question ces mémoires et ces fonctionnement, si profondément ancrés, ces énergies mentales et émotionnelles bloquées, engrangées dans le corps. Mais la Vie est là : notre meilleur enseignant, qui ne nous épargne ni bouleversements ni souffrances, afin de nous rendre plus vastes et davantage aptes au bonheur...
voir ci-dessous, dans "enseignements permanents - archives des kusen".

SUR LE SAMSARA...

On entend assez fréquemment évoquer l'urgente nécessité de se libérer du Samsara, le monde de l'illusion, pour obtenir enfin le soulagement de nos souffrances.

Comme si nos efforts devaient porter sur fuir ce monde terrestre.

La "vraie vie" serait donc ailleurs, dans un ailleurs-meilleur, et nous serions contraints de revenir errer dans le "Samsara" sous le poids de nos fautes et de nos imperfections.

Coupables et tremblants.


Si l'on y regarde de plus près, cette conception part du postulat que la Divinité - quel que soit le nom qu'on lui donne - serait ailleurs, et qu'il y aurait donc un chemin à faire.

Nous serions donc séparés.

Ce sentiment de séparation crée d'emblée un gouffre.

Et un besoin de le combler.

Dans cette frénésie toujours inassouvie, sur un chemin d'alternance entre une souffrance hurlante et d'éphémères bonheurs, l'autre se fait objet dans des relations de manque.

Nous avons tant et tant pratiqué ce point de vue qu'il nous paraît incontournable : Dieu est ailleurs.

Il nous faudrait "renoncer" au monde pour le rejoindre.

On se met en exil.

On adopte des conduites "pures". Des attitudes d'évitement.


Mais ce déni de la vie ressemble à une négation de soi.


Pour les points de vue "tantriques", où l'acte d'amour se fait chemin vers Dieu, la divinité serait omniprésente, donc en soi et en l'autre.

Il s'agit d'un jeu de miroirs quantique.

Où tout est occasion d'évolution. Prise de conscience fluide.

Où rien n'est à rejeter.

L'illusion n'est pas dans ce monde, qui est réel (il ne suffit que de recevoir une giffle pour en prendre conscience), mais dans le regard que nous portons sur ce monde.

"S'il apparaît l'épaisseur d'un cheveu entre toi et la réalité, s'ouvrent les portes de l'enfer"...

De l'enfer intérieur.

Le sacré est partout. Le chemin est sous nos pieds. Mieux, nous sommes le chemin.

La "libération", alors, ne serait plus dans une fuite, mais dans une conversion du regard.

Au-delà de la dualité.

Des relations, alors, peuvent s'établir, où l'on n'est plus objet mais sujet.

Où le lien à l'autre, alors se fait échange, partage, de divinité à divinité.

Dans la joie.

Et avec un grand éclat de rire.


Ne fuyez pas ce monde par frilosité. Ne vous privez pas de votre expérience terrester, qui est inestimable.

La conscience divine y est à l'oeuvre jusque dans l'air que vous respirez, dans le prana.

L'amour humain n'est pas différent de l'amour divin.

Il ne suffit que d'accueillir ce qui est.

Et de s'émerveiller.

Devant ce Paradis, qui n'est pas un lieu, mais un état d'être.










LE DOIGT ET LA LUNE

Lorsque le Sage montre la lune, l'imbécile regarde le doigt.

Lorsque le Sage explique que son doigt n'a aucune importance et que c'est la lune qui est intéressante, l'imbécile écoute le Sage et trouve qu'il parle vraiment bien.

Lorsque le Sage exige de l'imbécile qu'il regarde cette "putain de lune", l'imbécile a peur et baisse la tête.

(Tradition Zen revue par Weber)

AFFICHAGE DES ARTICLES

Pour afficher les textes et articles, cliquer sur une date dans la liste des "enseignements permanents - archives des kusen" ci-dessous. Le kusen choisi s'affichera au-dessous.

ENSEIGNEMENTS PERMANENTS (archives des kusen et articles divers)

mardi 31 mars 2009

Carpe diem

Souvent les personnes qui s'engagent dans une démarche spirituelle, d'évolution ou de "développement personnel" - c'est à dire vers le cheminement normal de l'âme humaine - commencent par rechercher un Absolu.

Cet Absolu est parfois perçu comme "ailleurs", et notre vie quotidienne, nos relations avec les autres sont dévalorisées.

Mais les sutras nous rappellent que l'Essence (ku) et les phénomènes (shiki) ne sont pas différents.
Ils s'interpénètrent comme la neige sur les feuilles rousses du poème. La neige et les feuilles rousses sont belles ENSEMBLE.

Bien sûr, nous tendons tous, maladroitement ou par des "moyens habiles" à retrouver un Absolu. Cette aspiration est légitime. Cet Absolu est notre nature profonde, fondamentale, originelle.

On s'imagine en être séparés.

Mais dans cette quête débutante, on en arrive facilement à nier le "relatif". C'est à dire le "monde des phénomènes manifestés". Tout s'embrouille, tout devient compliqué, abstrait. On perd notre ancrage. Et notre sérénité.

On peut par exemple nier l'opportunité de vivre une relation de couple "normale", au motif que, y cherchant cet Absolu au travers de notre partenaire de vie, cela serait vain, puisqu'on ne peut évidemment l'y trouver du fait qu'il est d'abord en nous.

C'est exact. Mais l'Essence est en toute chose, et particulièrement dans le grand jeu de la Vie, dans ce jeu de miroirs où nous prenons conscience de nous-même à travers l'autre.

A travers l'autre... Dans ce monde-miroir. Quantique.

L'autre, notre partenaire de vie, n'est pas cet Absolu, mais il est là pour nous aider à le retrouver, de la même façon que lorsque l'on est tombé à terre, on doit prendre appui sur le sol pour se relever.

Prendre prétexte de notre nature "angélique" pour nier le sol ne nous servira de rien pour nous remettre debout. C'est que de la conjuguaison du Sol et de l'Eveil naît un Soleil...

Ne sommes-nous pas rassasiés des concepts et des systèmes de croyances et d'enfermer le divin dans des cages, alors qu'il ne suffit que d'ouvrir son coeur ?...

Dans l'état actuel de l'humanité, nous sommes homme et femme, et non androgynes.

Telle est la réalité.

Cette complémentarité de nos polarités nous parle de Réalité, lorsque nos quêtes "d'autonomie", qui sont également légitimes lorsqu'elles ne nous poussent pas par excès à l'isolement, peuvent parler d'évitement.

Il est important de s'ancrer dans la Réalité, pour s'abreuver à une lumière qui ne soit pas illusoire. On peut partir très loin, dans l'abstraction, et s'y perdre.

Vivre une relation de couple est naturel. C'est même le chemin vers le divin en nous. C'est la voie sacré du tantra, c'est à dire de l'acceptation de ce que notre humanité et mystique ne font qu'un. Cette expérience spontanée nous conduit au dépassement de nos dualités.

En cela, une relation de couple est une relation à soi, au jaillissement du divin par-delà nos systèmes de croyances limités, et derrière lesquelles nous nous abritons frileusement pour ne pas ETRE.

On peut la vivre sans se nier. Sans nier non plus ce qui fait de nous un homme ou une femme. On peut la vivre dans la liberté et le respect de l'identité de l'autre et de notre propre intégrité, sans pour autant s'engager dans la fuite de la solitude, ni dans l'évitement d'une Relation par laquelle justement on se construit nous-même, aussi paradoxal que ça puisse paraître (de se construire par une relation à l'autre).

SE construire avec l'autre.

Les sutras nous en parlent aussi : Gyatei, gyatei, hara so gyatei. Ensemble, ensemble, au-delà du par-delà.

Refuser - souvent en réaction à nos vieilles blessures qui engendrent des programmes de comportement - de se confronter à une relation concrète, évidemment évolutive, ne peut se voir comme une démarche de construction de soi, bien au contraire.

Tout est question d'équilibre. Votre posture est équilibre.

Ne vous échappez pas de votre posture. Ne fuyez pas la vie. Dans le dojo, on pratique seul mais ensemble.

L'Absolu est en nous, mais nous pouvons mieux le voir dans le regard de l'autre. Nous sommes des êtres de relation. Incarnés. Non sans raison.
Alors je vous en prie, soyez de véritables être humains. Pas des êtres abstraits.
Comme en kin-hin, avancez un pas après l'autre.

"Qui veut faire l'ange fait la bête".

Comment pourrait-on être Dieu, si l'on ne sait pas déjà être complètement un homme, ou complètement une femme?...

Vivez l'instant présent, dans toutes les dimensions de vous-même.

Revenez à la posture. A la respiration. Laissez passer. Avec un léger sourire intérieur.

Et jouissez de la vie. Qui est l'école de l'Amour.
Nous sommes sur cette Terre uniquement pour apprendre à aimer.


Et nous n'avons pas d'autre mission que le bonheur. Qui est souvent très simple.

vendredi 27 mars 2009

Les vieux démons

Souvent, si nous sommes attentifs à notre vie, nous pouvons constater une tendance à retomber dans les mêmes ornières.
Dans des schémas répétitifs qui nous enferment dans des non-choix.
Nous pouvons observer les vieilles émotions qui remontent, liées à ces schémas de comportement. Pendant zazen, nous pouvons observer ces constructions très attentivement, mais également durant notre vie quotidienne si l'on est vigilant.

Par exemple, nous avons quelquefois tendance à "interprêter" les paroles des autres, leurs actes. Et cette façon dont nous ressentons les choses est très souvent bien loin de la réalité. La blessure que nous ressentons ne provient pas des paroles ou des gestes, mais bien de notre façon de les interprêter. Les blessures créent sans cesse des blessures. Il est très facile de s'identifier et de se laisser emporter.

Là encore, notre vie quotidienne est notre meilleur enseignant. Pas seulement zazen.

Pourtant, une prise de conscience de ces processus, souvent, ne suffit pas, car ces vieux démons sont engrangés profondément dans nos corps, et la force de ces émotions morbides, la certitude de ces schémas qui nous déterminent à notre insu, créent le doute, la fermeture et nous acheminent vers la non-vie comme des captifs.

Alors? Comment recréer à chaque instant l'en-vie?... Comment retrouver la liberté d'un vrai choix?...

Bien sûr il faut vouloir guérir ces blessures de notre passé, accepter d'effectuer des prises de conscience, consentir à des remises en question. Il existe aussi des techniques pour dénouer les "mémoires" cellulaires du corps. Certains utilisent "l'eau lunaire" pour cela.

Mais se centrer, s'ancrer dans l'instant présent est essentiel.

La pratique de zazen nous conduit vers une désidentification de toutes ces constructions erronées. Nous relie à la réalité, au Présent vécu comme une offrande, nous restitue à la vraie liberté.

Nous pouvons douter du doute lui-même et être envahis de reconnaissance devant la simplicité de l'instant.

Notre vraie nature est au-delà de nos masques. Par la pratique de zazen, vous pouvez le comprendre avec votre corps. Avec votre corps-esprit.

Revenez à la posture avec le corps, respirez, laissez-passer les pensées.
Le passé est définitivement mort. Le futur n'est que virtuel. Seul le présent est vivant.
Vivez pleinement l'instant présent. Il est la clef et le tremplin de la libération.

lundi 16 février 2009

Esprit libre des limites

Ce que vous faites n'est pas très important.

Ce qui importe est comment vous le faites.

Ce que vous pensez n'est pas très important.

Ce qui importe est de ne pas stagner sur un état d'esprit de rejet ou d'avidité.

L'avidité résulte de la peur de manquer. Elle engendre l'anxiété, le stress.

Par votre pratique vous pouvez ressentir une complétude. Toucher votre réalité au-delà d'être limité, au-delà des conceptions erronées, réductrices. Si vous êtes en harmonie avec le Cosmos, avec tout ce qui est, rien ne manque, rien n'est à rejeter.

Vous pouvez exister dans l'accueil. Sans hostilité. Sans être dérangé par ce qui se présente.

Sans avidité et sans haine ne constitue pas une négation de la vie. C'est au contraire laisser ses mains ouvertes pour que l'Univers entier puisse y passer. C'est demeurer dans la fluidité. Les mains ouvertes signifient aussi le coeur ouvert.

Ni saisir ni rejeter quoi que ce soit.

Comment saisir l'ineffable?... Comment rejeter ce qui est?... Quelle souffrance!

Maître Deshimarudisait toujours que le zen est le chemin de la vraie liberté.

La liberté de ne pas être limités par nos conceptions et nos catégories.

lundi 9 février 2009

Soyons zen!

Dans le langage courant, "être zen" parle d'équanimité.

L'équanimité est cette faculté de ne pas se laisser emporter par une situation, d'accepter la réalité telle qu'elle est.

L'équanimité n'est pas une résignation.

Etre équanime ne signifie pas se résigner à ne pas faire évoluer une situation. Mais même cette évolution passe premièrement par reconnaître que la réalité est ainsi, par accepter qu'elle se présente ainsi.

Ce qui est est ainsi : il nous faut donc l'accueillir.

Dans le zen, on parle souvent de "ne pas saisir ni rejeter quoi que ce soit". Cette accueil dans la fluidité nous ouvre à devenir un avec la réalité. C'est à dire à devenir unifié, au-delà de nos dualités, des conceptions, des préjugés.

Etre "sans amour et sans haine" n'est pas le chemin d'un arbre mort. il s'agit seulement de ne pas discriminer ce qui, naturellement, nous traverse. De ne pas laisser "l'épaisseur d'un cheveu" s'interposer entre nous et la Réalité.

Lorsque l'on pratique ainsi notre vie quotidienne, sans coaguler notre esprit, en se coulant dans l'impermanence, avec fluidité, surgit une conscience au-delà des catégories, au-delà de ce qui nous limite, au-delà de nos représentations de la réalité qui ne sont pas la réalité mais qui l'enferment et finissent par nous la masquer.

"Etre zen", c'est être réel, naturel, renaître simplifié à chaque instant, toujours frais, automatiquement, inconsciemment.

Revenez à l'instant présent, à la posture, à la conscience du corps, à la respiration, vaste, dénouez les tensions.
Laissez-passer les pensées, les sécrétions du cerveau, sans discriminer. Ce n'est ni bien ni mal, ni vide ni plein. Laissez passer.

Ne soyez pas des êtres abstraits.
Soyez de véritables êtres humains, réels, vivants, au-delà de la dualité, unifiés à la vie.

dimanche 1 février 2009

La vérité vous libèrera

Dans la Tradition chrétienne, Pierre renie le Christ trois fois avant le chant du coq. En quoi est-ce si important que cela doive être signalé par cette Tradition romaine dont Pierre, qui a renié le Christ, est justement le fondateur ?...

Paradoxalement, mentir est se livrer... pieds et poings liés. Il s'agit d'un acte confiscatoire de notre vérité intime. Généralement généré par la peur.

Même, dans un autre cas, si le mensonge est réalisé dans un esprit de tromperie et d'obtention par la ruse, si l'on y regarde bien, il s'agit tout de même de l'amputation d'une partie essentielle de soi, de notre vérité profonde, de notre intégrité. Le mensonge fait de nous un être morcelé, séparé.

Plus tu vas mentir, plus tu vas en fait donner à l'autre un pouvoir sur toi. Un pouvoir à la Séparation aussi. Au "dia-bolein"...

Etre vrai, dans la simplicité, est libérateur.

Ceci étant, mentir ne constitue pas une culpabilité. C'est le système de défense d'un être confronté à une intimidation, à une autorité abusive, confrontée à une prise de pouvoir (d'ailleurs favorisée par des non-dits) et se considérant vulnérable ou faible ou inférieure.

Mais c'est une défense infiniment plus coûteuse que la vérité et qui vous maintient dans un jeu de pouvoir. C'est un karma très difficile, qui engendre beaucoup de souffrance, de négations.

Etre vrai te restitue à toi-même, te restitue à ta souveraineté.

C'est en ce sens que l'un des kaïs (préceptes) de l'ordination indique le sens de "ne pas mentir". C'est à dire ETRE VRAI. C'est très simplificateur, très reposant dans notre vie, d'être vrai.

Les kaïs doivent s'entendre sans rigidité, car si vous êtes rigide, vos principes sont comme une branche cassante.
Il s'agit d'un rappel dans la souplesse, mais bien sûr l'important n'est pas dans l'inféodation à un dogme ni à une règle ni à une autorité extérieure : trouver la lune au-delà du doigt résulte de l'attitude juste, de l'attitude juste pendant zazen, d'une clarté que vous déployez dans votre vie quotidienne. Naturellement, automatiquement, inconsciemment.

Vous pouvez alors aller complet. C'est important d'être vrai, c'est important aussi de se sentir complet, nourri par cette clarté.

Si vous êtes complet premièrement, c'est ce qui est complet en vous qui va à la rencontre de ce qui est complet en l'autre.
Tant que cette complétude n'est pas réalisée, vous ne rencontrez que ce qui est incomplet en l'autre, et vos projections qui s'interposent. Il n'y a pas de rencontre.

Il est très important de ne pas renier le Christ, le Bouddha, la divinité en soi. De ne pas nous amputer de cette dimension sacrée de notre vie et de lui garder tout son sens.

Le zen ne parle pas de renier le Bouddha. Il dit simplement : "si tu rencontres le Bouddha, donne lui cent coups de bâton"... Pourquoi tuer le Bouddha à l'extérieur de soi?... Pour le faire vivre en soi.

Ne vous en remettez pas à une autorité extérieure.
Soyez justes, soyez vrais, soyez complets.
Ne vous économisez pas. Poussez le ciel avec la tête, laissez votre colonne vertébrale se dérouler naturellement comme un ressort, rentrez le menton, relâchez les épaules. Respirez, laissez passer les pensées. Touchez votre vrai visage.

Bientôt, la cloche, le chant du coq.

vendredi 23 janvier 2009

Sens du discernement

Beaucoup de personnes actuellement reçoivent un enseignement bouddhiste, spirituel, etc.

Mais il est très important de ne pas perdre de vue l'essentiel.

Tout enseignement en appelle fortement à votre faculté de discernement.

Il est important de ne pas vous laisser enfermer par une école, un système de pensées, une représentation de la réalité, de ne pas coaguler votre esprit, de ne pas devenir dogmatique, ne pas développer un esprit conceptuel.
C'est tenter de capturer l'air avec un filet à papillons.

Vous ne devez pas vous laisser limiter.

Vous arrêter au doigt et le prendre pour la lune.

La voie est vaste. Elle est sous vos pieds.

Le meilleur enseignant est votre vie quotidienne.

Dans notre société actuelle, le sens de la vie est souvent occulté.

"On tourne en rond, on fait le tour de la question" comme dans la chanson de zazie, dans une société fonctionnant comme dans un cercle vicieux.

Dans un système fondé sur l'avoir et sur la compétition, sur la consommation, la richesse matérielle, une société où l'ego entre dans une course toujours inassouvie et tente de tout contrôler, beaucoup de gens ressentent que le vrai sens de la vie humaine est perdu.

La consommation d'antidépresseurs atteint des records. Ce malaise est très révélateur de ce que le bonheur ne se trouve pas dans cette frénésie ni dans cette négation des vrais besoins de l'humanité, du besoin de sens, du besoin d'être authentique.

A l'heure où les moyens de communication tuent la communication, où l'information désinforme et où l'éducation est réductrice, à l'heure où même des enseignements spirituels sèment la dualité et la frilosité dans les esprits, votre discernement est requis.

Vous ne pouvez trouver le sens de la vie nulle part ailleurs qu'en vous-même.

C'est le sens de votre pratique.

Toucher ce qui en vous est vrai, profond, non-conditionné, vivant, vibrant, réel, illimité, vaste, vaste, vaste, pas séparé, unifié.

Il faut clarifier notre vision du monde.

Clarifier, donner du sens. Au-delà des mots.

Discerner le sens.

C'est intangible. C'est informel. Ca ne peut être qu'informel. Vous pouvez seulement le ressentir.

Revenez à la conscience de vos pouces, à ce fin contact, à votre sourire intérieur.

Vous êtes riches de tous les biens dont vous pouvez vous passer.

Soyez heureux. Vous n'avez pas d'autre mission en ce monde. Soyez heureux, soyez de véritables êtres humains.

jeudi 15 janvier 2009

Offrande. Wa tachi wa, anata ga dai suki desu.

Pendant la pratique, laissez venir un léger sourire intérieur.

Ce sourire intérieur est comme l’eau pure d’une source.

Votre visage avant la naissance de vos parents.

Il est très important de ne pas chercher à devenir quelqu’un d’autre. Par exemple de vouloir obtenir le caractère paisible et heureux du Bouddha, l’idée que vous vous en faites.

Chaque moment est un bon moment, soyez dans l’accueil.

Un moine Vietnamien disait « C’est très bien de souffrir quand on aime ». La voie n’est pas atteindre un état d’insensibilité coupé du monde. C’est vivre complètement l’instant présent. Intensément. Aimer intensément, souffrir intensément. Avec ce léger sourire intérieur.

Quelquefois, les gens viennent au bouddhisme comme dans un refuge. Chez les Tibétains, on dit d’ailleurs « prendre refuge ».
C’est une conception périlleuse. On devient frileux envers la vie. On est dans une attitude d’évitement, d’évitement de la souffrance, on cherche un lieu, même un lieu intérieur où ne plus souffrir. Finalement, on ne vit plus. On devient un être abstrait et sans racines.

Il est très intéressant d’accepter de souffrir quand on aime. De demeurer dans cette acceptation, dans cet accueil de ce qui est, sans fermer son cœur, sans « prendre refuge ».
Il n’y a pas de refuge quand on aime.

Il n’y a pas de refuge pour la compassion du Bouddha. Elle s’exprime profondément en toute chose, sans chercher à se protéger de la Vie.

Ne soyez pas dans une attitude d’évitement. Le détachement n’est pas une attitude d’évitement. C’est une attitude d’accueil, de fluidité.

Notre vie quotidienne nous enseigne, nous bouscule, les phénomènes nous conduisent à l’essence.
C’est très bien de souffrir quand on aime. On devient réel. Vos émotions sont réelles. Accueillez-les. Laissez-les passer. Soyez dans la fluidité.

Revenez à la réalité. Au-delà des représentations, des réflexes d’évitements, au-delà de l’esprit avide. Ni saisir, ni rejeter. Le Bouddha n’est pas une conception. Il est en toute chose, dans votre vie.

Ne vous exilez pas de ce qui est réel. Laissez venir dans votre vie quotidienne un léger sourire intérieur. Ressentez-le. Par ce lâcher-prise et cet accueil, vous pouvez toucher votre vrai visage.

C’est bien de souffrir quand on aime. Et de s'émerveiller.

mardi 13 janvier 2009

Kusen : Mushotoku et quête du bonheur, 1-2-3.

Souvent, dans certaines voies, même bouddhistes, on entend qu'il "faut pratiquer ceci pour obtenir cela". C'est un chemin progressif...

On transpose ainsi un esprit matérialiste sur un chemin spirituel mais le fonctionnement de l'esprit demeure inchangé. Il n'y a en réalité aucune transformation, aucune révolution, aucune conversion du regard.

On se dupe soi-même, en cherchant à tirer un bénéfice de la pratique. On ne peut pas instrumentaliser une voie spirituelle sans réduire l'or en plomb.

Ne cherchez pas à obtenir quoi que ce soit, ou la pratique n'est pas juste.

Car, comme le disent les chrétiens, "c'est en se perdant que l'on se trouve".

Le zazen est action pure. Libre de toute attente.

Cessez la poursuite de toutes sortes d'objets, concrets ou abstraits.
Revenez à la posture, respirez.

Notre petite personnalité construite est sans répit insatisfaite. Elle cherche inlassablement à retenir ce qui, par nature, est impermanent. C'est une grande cause de souffrances morales, d'ennui, de morcèlements intérieurs, de pathologies.

Mais si vous fermez vos mains, vous ne pouvez obtenir qu'une poignée de sable.

Si vous laissez vos mains ouvertes, l'univers entier peut y passer.

Ne coagulez pas votre esprit. Soyez dans la fluidité.

Ne cherchez pas satisfaction dans un objet extérieur. Trouvez le sujet.

Le bonheur n'est pas lié à la "possession" d'un objet extérieur, d'une voiture, d'une personne. C'est une course toujours inassouvie.

Le bonheur est un état d'être.

Il nous faut trouver le détachement. Pourtant, il n'est rien de moins bien compris en Occident que le détachement.

Il s'agit de se détacher de l'esprit d'avidité, non pas des désirs sains de l'être humain.
Se détacher aussi de l'idée du détachement. Nous ne devenons pas devenir des arbres morts.

Alors, lorsque vous vous rencontrez ainsi complet dans cet état d'être, vous pouvez par exemple échanger avec les partenaires de votre vie des relations amoureuses ou amicales adultes, de complétude, où l'autre n'est pas vécu comme "l'objet" de votre bonheur.

Les êtres ne sont pas des objets, il est très important de le comprendre.

Il est très important de ne pas stagner dans une attitude d'obtention, d'avidité, d'instrumentalisation, ni non plus de rejet, d'évitement.

Le "diable" des traditions occidentales, c'est "diabolein" en grec, qui signifie "jeter séparément", c'est à dire diviser.

Ne soyez pas dans cette dualité, dans cette frénésie.

Revenez unifiés. Dans l'accueil. Paisible. En harmonie avec ce qui se présente. Fluide. Libre. Sans but, sans objet, sans esprit de profit.

C'est le sens du mot "moine". Monos. Non pas seul, solitaire, mais unifié.

Comme la montagne, qui regarde passer les nuages. Respirez. Laissez-passer les conceptions erronées. Libres de projections. Attentifs à ce qui est. Vivants.

Soyez dans l'action pure.

Soyez simplement heureux, c'est contagieux, vous n'avez pas d'autre mission en ce monde.

Kusen : images et représentations

La carte n'est pas le territoire.

Revenez à la posture, à l'expiration, laissez-passer les pensées comme la montagne qui regarde passer les nuages : elle n'est pas emportée, elle n'est pas affectée.

Ne vous identifiez pas aux sécrétions du cerveau, plus qu'aux autres sécrétions du corps.

Ne faites pas de constructions mentales. Revenez au corps et au moment présent. Respirez. Relâchez toutes les tensions dans les épaules, les bras. Laissez votre colonne vertébrale se dérouler naturellement vers le ciel comme un ressort.

Par la pratique, vous pouvez toucher votre vrai visage naturel fondamental originel, c'est à dire non conditionné.

Revenez à la réalité telle qu'elle est. Sans rien saisir ni rejeter. Au-delà de la dualité. Sans rien superposer. Alors "le vaste ciel n'est pas dérangé par le vol des nuages blancs".

La réalité est au-delà des représentations que l'on en a.

S'il apparaît l'épaisseur d'un cheveu entre vous et la réalité, s'ouvrent les portes de l'enfer.

Si l'instant présent n'est pas vécu, la vie n'est pas vécue.

Revenez à la posture, l'expiration, laissez-passer.

Ne soyez pas des êtres abstraits, soyez de véritables êtres humains.

La carte n'est pas le territoire.

mardi 6 janvier 2009

Kusen du 9 janvier 2008 - Structures et fluidité

"Plus croissent les lois et règlements,
Et plus augmentera le nombre des voleurs et des brigands."

Lorsque nous entrons dans le dojo, nous faisons gassho.

Nous marquons notre respect pour le Bouddha.

Quel Bouddha est important?... Pas celui qui est sur l'autel.

Vous êtes des Bouddhas vivants, par votre pratique, vous actualisez la voie du Bouddha, l'éveil à la Réalité.

C'est le chemin d'un véritable Etre Humain.

Comment devenir un véritable être humain?... Pas en essayant de devenir quelqu'un d'autre que ce que vous êtes.

Lao Tsu, dans le Tao Te King, disait : "Plus croissent les lois et règlements,
Et plus augmentera le nombre des voleurs et des brigands."

Vous ne devez pas croire qu'une vérité vous sera révélée par une autorité spirituelle extérieure, et ainsi vous perdre.

Revenez à la Présence au corps et à l'instant.

Entrez dans cette Présence. Dans la fluidité. Profondément vivant.

Un jour un homme demanda à un moine Zen ce qu'était la voie. Le moine l'amena auprès d'une rivière et lui plongea brutalement la tête sous l'eau. L'homme ne pouvait plus respirer. Une minute... deux minutes. Soudain, alors qu'il allait étouffer, le moine le tira par les cheveux et l'homme put enfin prendre une grande respiration.

Souvent, on ne sait pas combien il est important de simplement pouvoir respirer.

La voie du Bouddha n'est pas ailleurs que dans votre vie quotidienne.
Elle n'est pas dans les conceptions que l'on en a.

Lao Tsu disait aussi :
"Plus il y a d'interdits, plus le peuple est pauvre
Plus il y a d'armes, plus le pays est troublé.
(...)
Ainsi, le sage dit :
Je ne fais rien et le peuple se transforme de lui-même
Je reste calme et le peuple se rectifie de lui-même
Je n'intrigue pas et le peuple prospère de lui même
Je suis libre de désir (d'avidité)
Et le peuple de lui-même atteint la simplicité".

Les choses ne sont pas ce qu'elles paraissent.

Si un moine ne parvient pas à vous mettre en colère, vous pouvez aussi bien lui pisser sur le crâne.

Après zazen, nous ferons Sanpaï, c'est une très belle pratique.

dimanche 4 janvier 2009

Au-delà de la dualité...déjà...

Message de François d'Assise, à la fin de sa vie.

"A l'âme qui sait lire dans la mienne et qui en comprend les bonheurs et les douleurs, je veux confier ces mots : A l'aube de mon départ, au crépuscule du sentier que j'ai choisi, je puis enfin affirmer en toute paix que notre blessure en ce monde n'est ni dans la richesse ni dans la pauvreté mais dans notre dépendance à l'un de ces deux états, dans le fait d'imaginer que l'un ou l'autre peuvent nous offrir bonheur et liberté. Elle est aussi dans le fait de se persuader que le Très Haut Seigneur a besoin des souffrances des créatures que nous sommes pour leur ouvrir la porte à Sa Lumière.
Notre blessure est enfin de croire qu'Il a Lui-même besoin de Se sacrifier sous la forme de Son Fils ou sous une forme humaine pour nous sauver.
Qui nous sauvera hormis nous-même par la pureté de notre coeur?
En vérité, le doux Seigneur m'a montré qu'il n'y avait pas de rachat à faire ni de sacrifice à perpétuer. En silence, Il m'a enseigné qu'il y avait juste à sortir de l'ignorance, de l'oubli...et à aimer. Aimer la vie sous toutes ses formes et par tous les moyens qui l'embellissent, aimer son Unité en toute chose et en tout être.
Puisse tout cela être dit un jour aux femmes comme aux hommes, puisse cela être dit et montré mieux que je n'ai su le faire, sans rien rejeter de l'Eau ni du Feu.Mon voeu est qu'il n'y ait plus ni Eglise, ni prêtres, ni moines, ni rien de tout cela... Qu'il n'y ait plus que le Très Haut et nous car il appartient à chacun de Le rencontrer en lui-même.
Maintenant que le voile se déchire, je veux partir aussi nu que je suis venu au monde. Je ne parle pas de la naissance de mon corps mais de la vraie naissance de mon âme, du jour où elle a trouvé le courage de descendre plus totalement dans la chair pour s'offrir à l'Eternel, en Haut comme en Bas."

samedi 3 janvier 2009

Une mouche dans le lait : qu'est-ce qui est dérangé?...

Pendant zazen, des états parasites peuvent apparaître. La somnolence ou l'agitation mentale. Notre posture traduit alors complètement cet état de l'esprit. Elle s'effondre, ou alors des tensions apparaissent, les pouces se dressent fortement l'un contre l'autre. C'est très intéressant à observer, à étudier, si vos pouces ont un contact très doux, ou si au contraire ce contact mollit ou devient très tendu, conflictuel.

Nous avons dit l'autre jour que notre pratique consiste à laisser couler notre subjectivité, tout en l'observant. La pratique de l'assise désintéressée, le chemin de l'éveil, est au-delà du subjectif et de l'objectif, au-delà des attitudes excessives de se laisser emporter par nos rêveries, par nos illusions, nos constructions, et de nous identifier, d'adhérer à nos productions mentales et émotionnelles. Mais au-delà aussi de cette tentation d'exercer un contrôle excessif, de réprimer ce qui est.

L'ego, cette construction artificielle, superposée, conditionnée, cherche avec constance à toute contrôler.

Si nous voulons contrôler ce qui peut perturber notre esprit, si nous discriminons, si nous refoulons les sentiments, les pensées, nous perdons l'état de liberté et devenons semblables à un arbre sec.

Si, au contraire, nous nous identifions à ce qui surgit, si nous sommes affectés, emportés par le "vol des nuages blancs", par les contenus, par les sécrétions du cerveau, sans observation, le chemin de la vraie liberté est également perdu.

"Ne pas saisir ou rejeter quoi que ce soit!"
Pendant zazen, vos mains ne peuvent rien retenir, rien repousser... rien saisir, rien rejeter.
La pratique, c'est Hishiryo, "le vaste ciel qui n'est pas dérangé par le vol des nuages blancs".

Si un bruit apparaît dans le dojo, intégrez-le à votre pratique. Si quelqu'un entre en retard dans le dojo, intégrez ce phénomène à votre pratique.
Si une colère survient devant ce phénomène, laissez-la s'écouler, observez-la sans vous identifier, sans vous laisser emporter, sans discuter et sans faire de construction. Ne créez pas de dogme, pas de dualité. Il est très important de comprendre cela. C'est une très bonne pratique, de ne pas pouvoir tout contrôler.

Lao Tsu disait :
"Le sens du Tao perdu,
morale et justice apparaîssent".

Ca ne signifie pas que l'harmonie dans le dojo n'est pas importante. Lorsque l'on fait Gassho (saluer les mains jointes), ce n'est pas un geste symbolique, on le vit complètement, notre corps-esprit exprime un profond respect mutuel. Ce n'est pas un rituel. Egalement, quand on fait sanpaï (prosternation front au sol, paumes des mains vers le haut), on cesse de vouloir tout contrôler, on s'en remet au Cosmos, à la Vie, on s'abandonne. C'est une très belle pratique.

Ca ne signifie pas non plus que la Voie soit exempte de détermination. Eka s'est coupé un bras, a renoncé à son bras, pour devenir le disciple de Bodhidharma, pour montrer sa résolution. C'est symbolique. La voie du zen demande une forte détermination.

Nous devons nous efforcer d'arriver à l'heure au dojo, mais si cela n'est pas possible, il est préférable d'arriver en retard et de s'installer sans faire de bruit, que de ne pas venir du tout. Nos obligations sociales ou familiales sont sans culpabilité aucune.

Dans certains dojos, en fait dans la plupart des dojos, lorsque vous êtes en retard, vous n'êtes pas admis à entrer.

Mais nous ne devons pas perdre de vue que, "le sens du Tao perdu, morale et justice apparaîssent".

La voie du zen n'est pas une voie individuelle. On avance ensemble (gyateï). On ne peut réaliser notre voeu de compassion, de "sauver tous les êtres sensibles" (ou plutôt de les aider à se sauver eux-mêmes) si l'on n'est pas soi-même dans le lâcher-prise.
Lors de l'ordination de moine ou de moniale, c'est le sens de devenir "shukke".
Shukke est le renoncement au monde, à sa famille. On fait Sampaï tourné vers sa famille, symboliquement, on l'abandonne pour se consacrer à la Voie.
Mais au-delà, ce qui doit s'opérer, c'est le renoncement même à l'idée que l'on se fait du zen, à une certaine image figée ou dangereusement idéalisée du moine ou de la moniale.

Devenir shukke, en fait, c'est quitter un esprit coagulé.
C'est réaliser cet esprit véritable qui ne demeure sur rien, qui est vaste, attentif, au-delà.

Le "renoncement au monde", dans le zen, ce n'est pas une négation ni une frustration, c'est une CONVERSION DU REGARD.
Alors, tout peut nous être occasion d'éveil, tout est la voie.

Par exemple, lorsque vous êtes amoureux, amoureuse, pourquoi cela serait-il différent de la Voie?

Nous avons tous été amoureux.

Dans la plupart des cas, dans l'évolution actuelle de l'humanité, nous avons pu constater que cette passion tend à finir par se transformer en ennui, en piège ou en tourment. D'ailleurs, on parle de "tomber" amoureux.

On en parle comme d'une chûte, et pourtant l'élan amoureux vous épanouit, vous rayonnez de façon contagieuse, cette élan vous ouvre à la présence à soi donc à l'autre, à la pleine conscience.

Qu'est-ce qui fait que l'amour humain peut-être une occasion de chûte et de tourments, devenir même une prison, ou bien alors aussi une voie de réalisation de l'esprit d'éveil mais aussi - et c'est la même chose - de l'esprit d'amour?...

Par la pratique, à partir de votre posture, vous pouvez le comprendre.

C'est comme un poison qui peut vous rendre malade ou bien vous guérir.

l'amour entre deux êtres peut devenir, entre tentation de "breveter le vivant" et incomplétude, entre jeux de pouvoir et besoin criant de reconnaissance, un enfer, un affrontement, voire, cela arrive, une perte de notre identité, un renoncement à nos aspirations profondes.
Mais - et c'est le même mot en langue française - à l'inverse, il peut constituer aussi une brèche dans notre somnolence, une occasion fabuleuse, magique, d'éveiller en vous des graines latentes. L'amour peut arroser profondément les semences d'Amour au fond de votre âme.

"Bodhichitta", c'est l'esprit d'éveil, mais c'est aussi l'ESPRIT D'AMOUR.

Etre amoureux avec cet accueil, cette ouverture, cette présence forte à l'instant, cette attention du corps, cette rencontre dans la complétude, n'est pas si différent d'actualiser la Voie.
C'est une somptueuse opportunité de pratique, d'être bousculé, de bouleverser nos illusions, nos principes dogmatiques, les conditionnements, la morale même, et d'actualiser l'éveil, la compassion, l'esprit d'amour du Bouddha.

Cet amour-là vous pousse à la fluidité, vous fait prendre conscience de ce qui en vous était rigide, frileux, coagulé, endormi, limité, étroit et vous donne l'énergie de le dépasser. De faire éclater les barrières abstraites, les conceptions, pour devenir réel.
Il est de règle générale que lorsque les conceptions erronées s'effritent, la réalité apparaît.

Egalement, un bruit dans le dojo, une personne qui bouge, qui tousse, qui pête, qui vous dérange, peuvent être intégrés dans notre pratique et devenir complètement un chemin de libération.
Si vous êtes alors attentifs à ce qui surgit dans votre propre esprit, c'est l'occasion de prendre contact avec une colère, une rigidité, pour vous en libérer. Ce qui devient visible perd en force, et de vieux schémas de comportement en résonnance peuvent alors s'effondrer, de vieilles mémoires émotionnelles (liées à d'anciennes blessures) se dissoudre.

Si un dérangement dans votre pratique, mais aussi dans votre vie, survient, vous pouvez observer et mettre en lumière, au lieu d'être emporté et de vous identifier aux "bonnos", aux illusions; mais aussi l'illusion même de ce qui serait bien ou mal, orthodoxe ou hérétique, zen ou pas zen, honorable ou pas, sans vous identifier à l'image que vous vous faites d'être un moine ou un pratiquant du zen, ou à l'image d'un rôle social que vous jouez, et sans interposer cette représentation mentale entre vous et la Réalité.

Devenir shukke, finalement, c'est être libre, dans la fluidité de notre être profond, véritable, non conditionné. C'est choisir de devenir vaste, ouvert à la vie, c'est s'ouvrir à une autre dimension de nous-même, au-delà du subjectif et de l'objectif, au-delà des bonnos et d'une recherche illusoire de perfection, de pureté, au-delà de se perdre dans les phénomènes ou, à l'opposé, de tout vouloir contrôler ou réprimer.

C'est être dans l'accueil de ce qui est. Intime avec soi-même.

Alors, qu'est-ce qui fait que l'amour humain peut devenir un poison, une prison, ou bien un tremplin de Réalisation, un chemin vers soi?...

En fait, pour y répondre, il faut comprendre que le zen ne se joue pas dans une relation binaire, entre subjectif et objectif. Ce n'est pas de l'informatique, ni une partie d'échecs, ce n'est pas réducteur.
Le plus grand Sceau mystérieux du zen est qu'il s'agit en fait d'une relation TERNAIRE.

Au-delà d'une pratique personnelle, limitée, étroite et égoïste, où une part objective observerait sans la réprimer et sans s'y attacher une part subjective, cette relation horizontale objectif/subjectif ouvre en fait à une relation verticale à trois.

Elle ouvre à une contemplation de votre relation à Dieu. De votre rapport à Bouddha, à la Vie, à l'Intelligence Cosmique, peu importe le nom, c'est de toutes façons au-delà des noms, comme la lune est au-delà du doigt qui la désigne.
Elle ouvre à votre nature profonde originelle, à une dimension divine, sacrée, de votre vie.

Alors?...

Je vous souhaite de ne pas "tomber" amoureux, mais que cet amour vous relève, vous bouleverse, vous libère et vous accompagne sur la voie d'un authentique être humain, vous pousse à la fluidité, dans une relation à l'autre sacralisée, sur le chemin des oiseaux, le chemin sans chemin, au-delà, ensemble et en pleine conscience.

Ne vous identifiez pas à vos limites. Soyez le vaste ciel.

Je vous souhaite, "I shin den shin" (de mon âme à ton âme) de vous éveiller à votre vraie dimension, en être humains vrais, concrets, complets, amoureux de la vie, unifiés, dans la pleine conscience.

Vous devez comprendre que, lorsqu'un évènement nous traverse - qu'il s'agisse par exemple d'une perturbation dans votre préoccupation de perfection ou d'un bouleversement de la représentation que l'on a d'une vie sociale conventionnelle - ce n'est jamais autrement que par un phénomène naturel et universel d'AIMANTATION par notre propre âme. Et c'est toujours pour vous proposer une expérimentation dont la finalité est en rapport avec l'Amour.

Tout est, du Bouddha, la conférence silencieuse. ;)

vendredi 26 décembre 2008

ZAZEN, L'ASSISE DESINTERESSEE



La lune brille sur l'eau de la rivière.
Le vent souffle dans les pins.
Fraîche et pure ombre d'une longue nuit paisible,
Quelle en est la cause?...

samedi 20 décembre 2008

Les vendredis sous la clarté de la lune...

C'est le vendredi que se déploient les ailes du zen sozaï, avec les plumes d'un Amour infini qui vient nous caresser l'âme, les yeux et le coeur...

Un boddhisattva Zen Sozaï en action... Il s'agit ici d'une cérémonie traditionnelle dite de Conjonction des chakras. Cette cérémonie peut-être parfois approfondie, mais nous n'en dirons pas plus sur une pratique tenue secrète.


Marie dans tous ses états... La langue, sortie, exprime que l'être ressent une vive émotion à l'écoute de la musique rituelle zen sozaï.

Marie lisant sa propre aura... (ou déchiffrant dans les lignes de ses mains son destin, comme une phrase en hébreu?...) ;)


Marie, comme un soleil sous la lune... A vous faire fondre pour l'éternité. :)


Un moine Zen Sozaï avec Claire, ô Claire, au coeur ouvert et au regard malicieux. Claire dont le rire est comme une cascade de lumière.
Le zen sozaï est né des amours illégitimes mais non point contre-nature du zen soto et du zen rinzaï. :)
Il fallait bien finir par donner une petite explication. :)


Et le nouveau Petit Compagnon, amené par Lisa. Merci pour les chocolats, Lisa. Dans le zen sozaï, on apprécie les chocolats. C'est au-delà de la dualité. On pense que... euh... enfin, on laisse passer la pensée que les chocolats ont aussi la nature de Bouddha. Enfin, c'est bien bon, quoi... euh... en fait ce n'est ni bon ni mauvais, bien au contraire. Bref, pour communiquer zen, n'en parlez pas, mangez les chocolats, c'est tout.


Souvenirs couleurs de joie et de tendresse... Sur cette phto, Claire symbolise le trait d'union entre le zen rinzaï et le zen soto. On voit qu'elle sourit, donc cette union est heureuse. Elle n'est pas encore enceinte et donc on ne sait pas encore si ça va porter du fruit. Donc on surveille symboliquement Claire, pour savoir si le zen sozaï sera fécond en terre d'occident. :)
A tous : ce n'est pas une raison pour se dévouer dans l'intention de forcer la main au destin!
Un boddhisattva bicéphale... Le boddhisattva zen sozaï est quelquefois bicéphale, mais il finit toujours par résoudre cette dualité en intégrant tous ses aspects masculin/féminin, blanc/noir, jour/nuit, etc. Nous avons ici la photographie d'un boddhisattva en phase de transmutation. Une tête de la créature est tournée vers la maison, symbole de protection, de maturation, de réflexion, de digestion, de savoir, alors que l'autre tête est tournée vers la nature, c'est à dire symboliquement vers une aspiration à s'ouvrir, une expansion vers l'inconnu, l'expérimentation, la connaissance vécue.

Belle-maman en stage commando... :)
Le lâcher des Braves avait eu lieu dans le domaine dit "du fil-qui-tue". La fin du parcours s'est effectué sous des tirs d'artillerie réalistes, et les Vaillants, pris sous un déluge d'eau et de feu, ont dû terminer le stage en position horizontale, langue déployée afin de favoriser les échanges de transpiration corporelle et l'absorption de prana. Nous voyons sur cette épreuve photographique belle-maman, vouant à l'évidence une affection particulière autant que spontanée au véhicule Range Rover. La reconnaissance est une émotion particulièrement travaillée dans le zen sozaï.

mercredi 17 décembre 2008

ZEN NATURE

Kin-hin dans le massif de la Sainte-Baume cinq jours durant...
comme la marche silencieuse du tigre dans la forêt de bambous

Guen-maï au petit déjeuner... On ressent la discipline japonaise médiévale. :)


Sabrina (on t'aime!) essayant un nouveau zafu...
C'est l'histoire de Toto (qui va au Dojo)... faisant zazen sur un arbre...


Notre irremplaçable Alex avec Sabrina. Il ne nous suffit pas de parler de compassion, faut vivre cet Amour là au quotidien... Merci la Vie!


Le Capuchon Bleu (issu des poèmes de la Lune et de la Pluie) :)


Vivre pleinement l'instant présent!
Après un super massage. Merci, Catherine!

Nuitée au parc de Saint-Pons...
Il en est qui nous quittent, mais qui demeurent dans nos coeurs.


"Moine zen en Occident"...
Vêtu seulement de brume et de rosée...

Stéphanie, en figure de proue du Vaisseau de la Sainte-Baume
Amour, toujours...

Les gens qu'on aime... :)

Kodo Sawaki, moine zen de la Transmission. Il a une bonne bouille en plus de la noblesse naturelle qui en émane... Une très belle posture!

Véronique et Sabrina (notre Ministre des affaires diplomatiques) en phase de grignotis au dojo d'Aubagne
"Miss La Ciotat" dans le spa (et le sauna) à disposition des pratiquants : après l'effort, le réconfort... :) Kodo Sawaki aurait aimé. C'est sûr.


Une journée de pratique, aux débuts du Dojo : photo-souvenir dans le jardin, avec les chiens, Morgane et Sanpaï... in memoriam.


Marie (qui a un papa japonais) et Guy très concentrés durant une conférence Tibétaine. C'était juste avant le fou-rire...
Derrière : Lisa esquissant un sourire, pente glissante...

Fou-rire durant une conférence : flagrant délire... Avec Claire au premier plan.
"car rire est satanique et que cela déforme les traits de l'homme et le rend semblable à la bête"... (Au Nom de la Rose) :)



"Mounette", qui prend soin de nous avec Amour et nous concocte d'excellentes guen-maï (la soupe du moine zen, un délice!!!)



Un dojo zen implanté près des plus hautes falaises maritimes d'Europe...
"pour que le vent y circule librement"...



Yvanna, qui inaugure une nouvelle posture zen dans notre dojo...

Merci de ta présence lumineuse et rayonnante...



Marie "qui aime Vénus et le vendredi"... ;)

Une présence comme la caresse d'un ange... L'amour et l'humour mélangés... Nous aussi on t'aime, Marie.

Marie parle japonais (elle sait lire "l'oiseau de la montagne" par exemple) et elle apprend à parler l'hébreux pour compléter ses connaissances. C'est effectivement une langue sacrée, très intéressante. Marie donne une dimension internationale au Dojo. :)

Retraite zen : SESSHIN à PEGOMAS


Une photo de notre petit groupe en stage de pratique intensive à Pégomas (sesshin de Roland Rech).
De gauche à droite : Lisa (une des rares photos de face disponibles dans nos archives, à savourer), Philippe, Panawan Delphine, Chabah, Catherine n°2, Martine (qui a choisi la meilleure place), Guy (qui a aussi choisi la meilleure place), et enfin Thierry et Corinne superposés selon leur coutume. On remarque l'extrême satisfaction manifeste de Thierry et Corinne, exprimant cette sorte de béatitude ineffable commune aux humains qui viennent de terminer un zazen et qui espèrent confusément (par quelque mouvement naïf de l'âme) que c'est enfin fini pour aujourd'hui... On remarquera sur le visage des protagonistes cette sorte de grimace incompéhensible (contraction des muscles faciaux désignée scientifiquement sous le terme générique de "sourire") qui semble caractériser les pratiquants du zen sozaï. C'est insoutenable!




ZEN - LA CIOTAT


"On ne voit bien qu'avec le Coeur, dit le renard. L'essentiel est invisible pour les yeux." (Antoine de Saint Exupéry - le petit prince)

>TEMPLE ZEN DE LA CIOTAT
658 avenue Emile Ripert
13600 LA CIOTAT

Séances de méditation Zen le LUNDI 19H30 - le JEUDI 12H30 />Repas ensemble le LUNDI après le zazen pour ceux qui le souhaitent (partage convivial).

Journées et stages de pratique intensive le week-end, PRATIQUES DANS LA NATURE ORGANISEES REGULIEREMENT EN WEEK-END(montagne et forêt de la Sainte Baume, ou face à la mer) : nous contacter. Pratiques (zazen) organisées dans la crypte du Monastère Orthodoxe Saint-Michel du Var à LORGUES avec l'aimable permission de Monseigneur Martin.


(La Ciotat est située entre Marseille, Aix-en-Provence et Toulon, à proximité immédiate des petites villes de Cassis, Aubagne, Gèmenos, Ceyreste, Bandol, Saint-Cyr les Lecques et le Beausset, avec un accès par l'autoroute...)

" (...) Je suis un homme au coeur de lion
A la guerre en toute saison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Je suis un homme plein d'ambition
Belle voiture et belle maison
Dans la chambre ou dans le salon
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Je fais l'amour et la révolution
Je fais le tour de la question
J'avance, avance à reculons
Et je tourne en rond, je tourne en rond.

Tu vois, je suis pas un homme,
Je suis le roi de l'illusion
Au fond, qu'on me pardonne
Je suis le roi, le roi des cons.

Je fais le monde à ma façon
Coulé dans l'or et le béton
Corps en cage, et coeur en prison
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.

Assis devant ma télévision
Je suis de l'homme, la négation
Pur produit de consommation
Oui, mon compte est bon
Mon compte est bon. (...)

C'est moi, le maître du feu,
Le maître du jeu, le maître du monde
Et vois ce que j'en ai fait,
une Terre glacée, une Terre brûlée,
La Terre des hommes que les hommes abandonnent.

Je suis un homme au pied du mur
Comme une erreur de la nature
Sur la Terre sans d'autres raisons
Moi je tourne en rond je tourne en rond.

Je suis un homme et je mesure
Toute l'horreur de ma nature
Pour ma peine, ma punition,
Moi je tourne en rond, je tourne en rond..."







SESSHIN EN PREPARATION : Prochainement, une journée de pratique intensive. Nous contacter.